Le ver à soie – Robert Galbraith

Je fais partie de ceux et celles qui ont baigné dans Harry Potter durant leur jeunesse. Alors quand J.K. Rowling sort un nouveau roman, vous pouvez être sûrs que je serais au rendez-vous.
Il y a quelques mois, je découvrais donc L’appel du Coucou, le premier livre racontant les enquêtes de Cormoran Strike et de son assistante Robin, publié sous pseudonyme. J’avais apprécié la plume de l’auteur, ces deux personnages centraux un peu bancals mais aussi cette intrigue bien menée.

Cette nouvelle enquête nous plonge dans le monde de l’édition.
Quand son mari – Owen Quine – disparaît sans laisser de nouvelles, Leonora Quine fait appel aux services de Cormoran Strike pour le retrouver. Ce dernier est devenu célèbre après l’affaire Lula Landry ce qui lui a permis de se faire une très bonne réputation (voir L’appel du coucou).
Après dix jours sans nouvelles et une violente dispute avec son agent, elle est sûre que Strike est la bonne personne pour le retrouver. Attendri par la personnalité de sa nouvelle cliente, ce dernier accepte.
Aidé par Robin, ils retracent tous les deux les derniers moments de l’auteur à succès et découvrent que cette disparition est peut-être bien plus grave que ce qu’ils imaginaient. En effet, celui-ci a écrit un ouvrage – Bombyx Mori – qui tourne en dérision chacune de ses connaissances : Christian Fisher (directeur d’une maison d’édition), d’Elizabeth Tassel (son agent littéraire) mais Michael Fancourt et Jerry Waldegrave, des écrivains.
Seulement deux manuscrits ont circulé mais ceux-ci ont fait parler d’eux et les personnes concernées se sont reconnues sans difficulté dans les descriptions d’Owen Quine.
Strike finit par découvrir le cadavre d’Owen Quine dans un appartement abandonné. La mise en scène violente le fait penser qu’il a subi le même sort que le héros de Bombyx Mori

Sans passer par quatre chemins, si j’ai particulièrement aimé L’appel du Coucou, Le Ver à soie m’a laissé un peu plus de marbre. Peut-être parce qu’en ce moment, je traverse une grosse panne de lecture : je n’ai pas envie de lire et chaque livre entamé me tombe des mains.
Toujours est-il que j’ai trouvé l’enquête est bien menée. Si bien, qu’il faudra lire les toutes dernières pages pour connaître le fin mot de l’histoire. Néanmoins, elle est si alambiquée que les raisons du meurtre me sont restées finalement assez floues.
D’autre part, le livre accuse certaines longueurs ; le début de l’ouvrage tourne principalement autour de Strike, Robin et de son fiancé. Ce parti-pris nous permet de voir comment leur relation évolue, de rendre l’histoire plus humaine aussi. Néanmoins, l’enquête reste finalement au second plan créant des passages longs, très longs tant et si bien qu’une centaine de pages aurait pu être écartée.
Ce que j’ai apprécié, par contre, c’est d’être plongé au cœur d’un monde qui me passionne : celui de l’édition. Querelles entre éditeurs et auteurs, représentation de personnages farfelus, ego à prendre en considération sont autant de paramètres qui rentrent en compte dans l’ouvrage. Celui-ci nous permet alors d’apprendre une multitude d’informations anecdotiques ou pas sur ce milieu qui semble parfois tant éloigné de nous.

Même si je reste un peu sur ma faim, je pense néanmoins poursuivre ma lecture des aventures de Strike et Robin avec Career of Evil (2015).

Le ver à soie,
Robert Galbraith,
Grasset, 2014

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