Les vieux fourneaux, Tome 3 Celui qui part – Lupano & Cauuet

Pour retrouver la pêche, rien de tel qu’une lecture des Vieux Fourneaux ! Il faut dire que les deux premiers tomes m’avaient enchantée (je ne les ai malheureusement jamais chroniqués). Cauuet et Lupano nous plonge à nouveaux dans le passé (et le présent !) de trois vieux messieurs plutôt originaux.

Ce nouvel opus s’ouvre sur une soirée mouvementée, aux conditions climatiques plus que difficiles. La pluie s’abat de manière impressionnante sur la vieille maison qu’habitent Antoine, Mimile, Sophie ainsi que la petite Juliette et prend l’eau. Alors que nos deux compères s’occupent des fuites comme ils peuvent, la voisine, Berthe, appelle Sophie à la rescousse car ses brebis sont en train de se noyer. Elle ne s’attend pas à tomber sur Antoine, qui en profite pour faire remonter à la surface de vieilles querelles, de vieilles histoires Que s’est-il passé entre Berthe et les gens du village pour que celle-ci soit tant détestée ?
Pendant ce temps, Pierrot poursuit ses actions militantes. Déguisé en abeille, il proteste comme les pesticides qui tuent des milliers d’abeilles et finit… au poste de police !
Enfin, qui est ce vieil australien nommé Errol qui a débarqué au village et qui semble désespérément chercher « le Biouche » ? Tout au long de l’ouvrage, en nous présentant un petit moment de vie, Lupano et Cauuet vont tenter d’éclairer les lecteurs sur le passé et le présent de nos trois protagonistes.

Une fois la série commencée, il est clairement impossible de passer à côté d’un nouvel opus. Il faut dire que les trois hommes sont si attachants que ce n’est pas le genre de personnage que l’on abandonne en cours de chemin. Et puis, ils sont drôles, sympathiques, butés. Bref, ils ont tout pour me plaire !
Si les deux premiers tomes m’avaient fait mourir de rire, je dois bien avouer que celui-ci m’a moins bidonnée. Pour autant, je ne suis pas déçue par ce tome trois, bien au contraire. Ici, on découvre le passé de Mimile, personnage qui m’avait semblé plus en retrait jusqu’alors. Au fil de l’histoire, on apprend à le connaître, à lui faire une place dans cette série et à l’apprécier autant que ses camarades. Autre personnage qui prend de plus en plus de place, c’est celui de Sophie. Au fil des tomes, celle-ci montre son tempérament bien trempé, ce qui n’est pas pour me déplaire.
Ce qui m’enthousiasme particulièrement dans cette série, c’est le fait de me plonger dans une époque et de découvrir une lutte, des hommes militants et activistes. D’accord ou pas d’accord avec celles-ci, je trouve néanmoins intéressant d’avoir un point de vue sur les conditions et les problématiques du passé. D’ailleurs, on ne parle pas que de passé ! On voit que les combats sont aussi présents, même s’ils sont différents.
Côté dessin, j’ai apprécié de retrouver ces planches colorées, festives et détaillées qui collent à merveille aux propos de l’ouvrage. Lorsqu’on fait un bond dans le passé, on retrouve des couleurs délavées, dans des tons de sépia qui sont un excellent moyen de situer la lecture dans un espace temporel.

Bref, encore une lecture délicieuse, touchante et drôle qui mérite d’être découverte !

Les avis de Un amour de BD, Noukette, Violette, Jérôme, Mo.

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Chez Yaneck

rentréelogo2015
Challenge 1% Rentrée littéraire chez Hérisson
9/6

Les vieux fourneaux, Tome 3 celui qui part, 
Lupano & Cauuet, 
Dargaud, 2015

L’indivision – Springer & Zidrou

L’histoire débute par une rupture. Ou plutôt une énième tentative de rupture. Car ce n’est pas la première fois que Virginie annonce à Martin que leur relation doit prendre fin. S’ils ont tout essayé, rien n’y fait. Ils s’aiment et ne peuvent pas envisager l’avenir l’un sans l’autre. Et s’ils se posent tant de questions quant à leur relation, c’est parce qu’ils s’aiment d’un amour interdit, d’un amour tabou : Virginie et Martin sont frères et sœurs.
Springer et Zidrou nous présentent alors des moments de vie entre les deux amants, mais également des instants familiaux : les anniversaires des neveux et nièces, les repas de famille, des questions quant à la maison familiale qu’il ne veut pas vendre. Mais aussi ces moments de passion, de désir entre deux être qui ne devraient pas s’aimer de cette façon…

Je crois que Zidrou a définitivement trouvé sa place sur mes étagères. Chaque nouvel album devient un coup de cœur, un incontournable, un bien à posséder sans plus attendre. Celui-ci en fait lui aussi parti.
Si les premières planches m’ont légèrement rebutée à cause du dessin, j’ai fini par l’apprécier, peut-être par ce que l’histoire a pris le dessus. Les traits sont un peu carrés, manquent parfois un peu de finesse et de détails que j’affectionnent particulièrement. Néanmoins, au milieu de ceux-ci, on retrouve également des dessins à l’aquarelle représentant des scènes d’amour qui m’ont particulièrement émue et qui m’ont démontré tout le talent de Springer.
Quand au sujet, même s’il peut mettre mal à l’aise et gêner je l’ai trouvé très bien traité. Les artistes ne prennent pas parti, ils nous présentent simplement des moments volés de leur relation ambiguë et mixte. Des moments de complicité que l’on a entre frères et sœurs, des disputes à propos d’un héritage, des repas de famille que l’on partage mais aussi des moments d’amour, d’attirance et de désir. Pourtant, ils abordent le thème sans vulgarité, sans tomber dans le cru, même si le lecteur prend parfois des allures de voyeur : les vignettes en gros plans nous font entrer dans des moments d’intimité que personne d’autre ne semble supposer, ou voir au sein de leur entourage.
En attendant, je tire mon chapeau au duo qui a su me surprendre et pour ce moment sublime et bouleversant !

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Chez Noukette

rentréelogo2015
Challenge 1% Rentrée littéraire chez Hérisson
7/6

L’indivision,
Springer et Zidrou,
Futuropolis, 2015

Les beaux été, tome 1 Cap au Sud ! – Zidrou et Lafebre

Août 1973. La famille Faldérault part ENFIN en vacances. Enfin, parce que Pierre, le papa, a terminé la bande dessinée sur laquelle il a pris du retard.
Ni une ni deux, ils s’entassent dans la 4L, quittent la Belgique pour partir dans le sud de la France. Et le chemin sera long, très long ! Hors de question de prendre l’autoroute ; il faut profiter des paysages et ne pas déroger à l’ensemble des rituels qui ont été instaurés ces dernières années.
Sur la banquette arrière, les quatre enfants et Tchouki – l’ami imaginaire – s’occupent comme ils peuvent : en se chamaillant, en riant, en chantant, en dormant, en lisant… Parce qu’en 1973,  il n’y avait ni tablette, ni smartphone pour rendre les voyages moins longs.
Si au premier abord la famille Faldérault semble être une famille parfaite, ces vacances seront en fait les dernières que le couple passera ensemble. Mado, la mère, n’a pas eu la vie qu’elle espérait avec Pierre… « La vérité, Pierre, c’est qu’on rêvait d’une vie au soleil et qu’on eu droit seulement à de timides éclaircies ».

Même si je ne suis pas née dans les années 70 mais quelques 20 ans plus tard, je me suis immédiatement reconnue dans cette famille qui peut être finalement celle de n’importe qui. Une famille avec son histoire, sa façade, ses rires, ses moments partagés… Si cette histoire peut paraître d’une banalité extrême, elle est racontée avec tant de tendresse, d’humour, de clins d’œil, d’humanité qu’on ne peut qu’accrocher et aimer cette famille.
L’album connaît un bon rythme, une multitude de rebondissements qui donnent à la lecture une belle dynamique, le tout sublimé par des planches d’une extrême qualité ! J’ai apprécié ces couleurs flashy, lumineuses, ces personnages bien travaillés… Et puis, comme je l’ai souvent dit, je suis sensible aux détails lorsque je lis une bande dessinée. Et je dois dire que cette fois, je me suis régalée ! Des papiers peints, aux titres des albums lus par l’un des enfants en passant par des vêtements qui collent parfaitement à l’ambiance générale… Ça a été pour moi un vrai plaisir de m’attarder sur les planches !

Les Beaux Etés, c’est, pour moi, l’album feel good par excellence ! Un de ceux qui vous donnent le sourire, la pêche mais aussi l’envie de passer du temps dans son cocon familial. Bref, le cadeau parfait pour mettre au pied du sapin. A quand un second tome ?

Les avis de Noukette et Jérôme.

BD-de-la-semaine-saumon-e1420582997574Chez Noukette

rentréelogo2015Challenge 1% Rentrée littéraire chez Hérisson
5/6

Les Beaux Etés, tome 1 Cap au Sud !,
Zidrou et Lafebre,
Dargaud, 2015

Bouffon – Porcel & Zidrou

Moyen-Âge, dans le château du Comte d’Astrat.
Avec d’autres prisonniers, la jolie Anne est détenue et subit régulièrement les viols, les tortures de ses geôliers. Si aucun de ses enfants n’a survécu jusqu’alors, elle donne cependant naissance à Glaviot – un enfant difforme et laid. Celui-ci est alors donné en pâture à une chienne qui venait d’engloutir sa dernière portée. Miraculeusement, celle-ci l’épargne et ira même jusqu’à le nourrir.
Quelques années plus tard, le Comte, venu rendre visite à l’un de ses détenus, prend connaissance de l’enfant et décide de le mettre au service de sa fille Livia. Il deviendra son bouffon durant plusieurs années, toujours à ses côtés dans ses moindres déplacements… Et c’est tout naturellement qu’il tombera amoureux de la belle…

Rencontré à la Fête du Livre de Saint-Etienne, Francis Porcel m’a immédiatement dit que c’était une belle, une très belle histoire… Et il avait raison. En tournant en dérision un conte traditionnel, le duo nous offre un album très réussi.
J’ai beaucoup aimé l’utilisation d’un narrateur – lui-même prisonnier – pour nous raconter l’histoire d’Anne puis de son fils Glaviot. En utilisant un ton sarcastique, cynique, Zidrou nous épargne une histoire qui aurait pu tomber dans le pathos. Car le narrateur nous a bien prévenus à l’ouverture de l’album : il s’agira d’une histoire triste mais belle.
Dans cet univers sombre, rien n’est joué d’avance et je dois même dire que j’ai vraiment, vraiment été surprise de la tournure que prend l’histoire. A aucun moment, je n’aurais imaginé une telle fin… Tant et si bien, que je me demande si une seconde lecture n’est pas nécessaire pour mieux appréhender le fil de l’histoire… Oui Zidrou nous a bernés, piégés bien comme il faut… Quel talent !
Côté dessin, j’ai été également épatée. Graphiquement, on sent qu’on y est, on y croit parfaitement. L’utilisation de couleurs ternes retranscrit à merveille cette ambiance médiévale et dessert parfaitement les propos de l’ouvrage. Des couleurs bien différentes de la splendide dédicace que j’ai pu obtenir…

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Encore une fois, je dois dire que j’ai particulièrement apprécié le travail de Zidrou… Une belle histoire, oui, mais pas que ! A découvrir sans plus attendre !

BD-de-la-semaine-saumon-e1420582997574Chez Un amour de BD

rentréelogo2015
Challenge 1% Rentrée littéraire chez Hérisson
3/6

Bouffon
Porcel & Zidrou, 
Dargaut, 2015

Moby Dick, Livre Premier – Chabouté

Ismaël a pour ambition de devenir harponneur. Mais ce qui l’attire avant tout, c’est de découvrir le monde et de partir à la chasse à la baleine. C’est donc tout naturellement qu’il se rend dans la ville de Nantucket pour y décrocher un emploi.
Arrivé à destination, il rencontre Queequeg un cannibale qui va être son compagnon de chambre dans l’auberge où il loge et qui va lui être d’une grande aide pour embarquer durant trois ans sur le Pequod, un navire dirigé par le capitaine Achab. Mais ce dernier n’a qu’une seule idée en tête : capturer et tuer Moby Dick, LA baleine blanche qui lui a dévoré la jambe.
C’est donc avec une forte envie de vengeance que le capitaine va diriger son équipage vers sa quête…

Si je ne connaissais absolument pas l’œuvre Moby Dick, j’ai eu envie de lire cette adaptation car Chabouté est l’un de ces dessinateurs dont j’apprécie vraiment le travail.
Dans un décor tout de noir et de blanc, il nous entraîne dans cette aventure que l’on imagine déjà perdue d’avance. Ce choix rend l’intrigue particulièrement intense, forte et grave. On sent immédiatement que le danger rôde, qu’il n’est pas loin et qu’il ne suffit d’un rien pour que tout bascule. Le tout forme une ambiance de huis-clos angoissante et obsédante. Beaucoup de silences composent l’ouvrage, des silences qui en disent long sur la vie de ces marins à bord et  qui représentent à merveille cette mer qui ondule. Vraiment, j’ai été subjuguée par ces planches et par cette manière de représenter les personnages.
Par contre, côté scénario, je crois que je suis passée à côté de l’histoire… A moins que le second tome ne soit une réelle révélation, je dois bien l’avouer, ce premier livre m’a laissé de marbre… Quelques longueurs, un manque d’action et une chute bien trop brutale (qui donne cependant envie de se plonger sans attendre dans le second tome)… J’ai néanmoins apprécié ces personnages énigmatiques et bien travaillé : qui sont-ils ? Pourquoi cette obsession ? Quel mystère règne autour du capitaine Achab ? Autant de questions, qui, je l’espère nous apparaîtrons plus claires dans le second tome que j’espère découvrir bientôt.

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Chez Noukette

Moby Dick, Livre premier,
Chabouté, 
Vents d’Ouest, 2014

Amorostasia – Cyril Bonin

Alors qu’une femme de ménage se rend chez sa patronne, elle retrouve celle-ci statufiée, une lettre comportant une demande en mariage à la main. D’autres cas suivront : un couple pétrifié dans la rue s’embrassant, un autre dans une voiture bloquant la circulation, etc. Cette nouvelle épidémie, c’est l’amorostasie, un virus qui ralentit vos battements de cœur, vous plonge dans un état cataleptique. Et celle-ci inquiète particulièrement les autorités car le virus touche de plus en plus de personnes dans la capitale, puis, progressivement, dans le reste dans la France. Le problème est d’autant plus inquiétant que les scientifiques ne trouvent aucun remède au problème.
Chez les couples, cette nouvelle affole : certains décident de fuir Paris, d’autres de faire chambre à part et d’autres encore de se quitter car ils n’ont pas été pétrifiés. Un sentiment de méfiance envers l’amour et les femmes naît alors, provoquant une paranoïa constante.
Olga, journaliste aux Murmures de Paris est chargée d’enquêter sur ce phénomène. Comme tous, elle cherche à connaître la vérité et à venir à bout de ce mal…

Depuis sa sortie, j’ai eu envie de découvrir ce livre… Mieux vaut tard que jamais, Amorostasia est enfin entre mes mains il a répondu à l’ensemble de mes attentes !

Quel album original ! En 120 pages, l’auteur arrive à mener une réflexion sur l’amour et les sentiments en y ajoutant des touches de fantastique. Finalement, le lecteur est amené à se poser plusieurs types de question à la lecture de ce roman graphique : qu’est-ce que l’amour ? Peut-on aimer sans être amoureux ? Et ce coup de foudre dont on parle tant, ne peut-il pas se résumer à une arme destructrice, emportant tout sur son passage ? Libre à chacun de réfléchir, de s’interroger (ou pas) sur le sentiment amoureux.
On y trouve également une belle réflexion sur la place des femmes dans la société puisque seules les femmes doivent porter le « brassard de l’amour » pour signifier qu’elles ont fait une victime. Cette discrimination qui peut paraître anodine créera pourtant beaucoup de soucis à notre héroïne qui aura des difficultés à trouver un logement, qui sera pointée du doigt dans la rue et refusée des taxis. Cette situation qui nous rappelle des pages sombres de l’histoire, mais que l’on peut aussi rapprocher des discriminations actuelles. Bref, j’ai trouvé ce récit intelligent, vraiment !
Le scenario, quant à lui, est prenant et bien construit, même si j’émettrais une petite réserve pour la fin qui me paraissait un peu prévisible et brusque. Néanmoins, le second tome me permettra peut-être de revenir sur mon jugement. Les personnages sont creusés, intéressants. J’ai particulièrement été sensible au dessin, tout en noir et blanc, qui colle parfaitement à l’ambiance de la bande dessinée. Le trait est fin, délicat, détaillé… Tout ce que j’aime !

Un album intelligent et beau qui vaut le détour, si ce n’est pas déjà fait.

Les avis de Marion, Moka, NouketteCristie et Yaneck.

Je remercie Price Minister pour ce partenariat !

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Chez Noukette

Amorostasia
Cyril Bonin, 
Futuropolis, 2013

L’assassin qu’elle mérite, tome 1 : Art nouveau – Lupano & Corboz

Vienne, 1900. Alors que se tient un vernissage dans le Palais de la Sécession, Alec, un riche aristocrate, achète une toile et la brûle devant l’ensemble des convives. Par ce geste, il tient à dire tout son mépris pour l’Art Nouveau, cet art qui, selon lui, tend à révolutionner la société mais qui ne fait que créer de nouveaux riches ne méritant pas leur place de privilégiés.
En sortant de la galerie, il propose à son ami un jeu, un pari : choisir au hasard une personne pauvre pour en faire un assassin, « créer de toutes pièces un ennemi de la société à partir d’un être innocent. » Le but ? Faire de cette personne son œuvre d’art à lui afin de démontrer le vrai visage de la société.
En entrant dans une très riche maison close, Alec et son compagnon font connaissance de Victor, un jeune homme fuyant sa famille et particulièrement son père qui le bat et l’oblige à mener une vie qu’il ne souhaite pas. Alec a trouvé la cible parfaite pour venir à bout de son ambition. Il lui ouvre alors les portes du bordel et c’est ainsi que notre protagoniste fait la rencontre de Mathilde dont il tombe amoureux…
Le plan d’Alec fonctionne parfaitement…

Passionnée par cette ambiance viennoise du début du XXe siècle, je n’ai pas hésité longtemps avant de prendre cet album et je dois dire que je ne suis pas déçue ! L’ambiance y est parfaitement retranscrite. Découvrir les rues, tomber sur le Palais de la Sécession, espérer y voir Klimt et ses toiles qui m’émeuvent toujours plus… Cette ambiance indolente, luxueuse et décadente faisant contraste avec le milieu d’origine de Victor m’a beaucoup plu !
Les dessins et les couleurs y sont également pour beaucoup. Le trait de Corboz est très réaliste et les couleurs choisies m’ont semblées assez proches de ce que j’imagine parfois de cette époque.
Côté scénario, suivre l’évolution de notre jeune protagoniste a été intéressante. Au début, on est face à un garçon qui cherche à s’en sortir, à aider sa famille coûte que coûte. Si ses bagarres pour défendre son territoire l’amèneront à l’hôpital, j’ai aimé rencontrer ce jeune homme serviable et dévoué. Et puis, sa rencontre avec Alex va lui faire perdre la tête, abandonner les siens et le faire rêver de nouveaux horizons… C’était peut-être prévisible mais j’ai eu envie d’y croire et j’ai naïvement pensé qu’il ouvrirait les yeux… Ceci dit, toute cette histoire est loin d’être finie car il me reste encore deux tomes à lire… Et c’est avec une certaine impatience que je souhaite les découvrir !

Chez Yaneck

L’assassin qu’elle mérite, tome 1 : Art nouveau
Wilfrid LUPANO & Yannick CORBOZ
Vents d’ouest, 2010