Profession du père – Sorj Chalandon

A travers cet ouvrage, Emile Choulan, treize ans, raconte son enfance tourmentée par un père violent et mythomane et par une mère impuissante.
A chaque rentrée scolaire notre protagoniste doit remplir la fameuse case « profession du père ». Et malgré l’apparente facilité de la question, celle-ci reste souvent vide. Le problème, c’est que son père a, pour ainsi dire, tout fait ; à la fois footballeur, judoka, chanteur, prêtre, parachutiste, conseiller du Général De Gaulle, et j’en passe. Celui-ci a exercé tant de professions dans sa vie que notre protagoniste ne sait plus vraiment ce qu’il est. Jusqu’au jour où celui-ci finit par lâcher : « tu n’as qu’à dire que je suis agent secret ». Pour Emile, tout s’explique : il comprend alors pourquoi personne ne peut pénétrer dans leur maison, pourquoi tant de secret autour de sa profession. Ce jour-là, basé sous le signe des confidences, il apprend également que son parrain n’est autre que Ted, un soldat américain, pour qui le petit vouera une admiration sans fin et ce, même s’il ne l’a jamais rencontré. Ted prend en charge l’éducation d’Emile, élève médiocre via lettres interposées. Il ordonne à son père de le battre pour ses mauvaises notes et de le féliciter pour ses bonnes actions.
La vie d’Emile se déroule ainsi, entre mensonges et violence. Jusqu’au jour où son père lui demande de tuer De Gaulle qui l’a trahi. S’il est en premier lieu effrayé par la grandeur de la tâche, il fera tout pour rendre Ted et son père fiers de lui.

La première chose que l’on peut dire de ce roman, c’est qu’il nous questionne sur un nombre incalculable de points, d’autant plus lorsqu’on apprend que tout ceci a constitué l’enfance de l’auteur. En ce sens, il est parfois difficile d’apporter de réels jugements à Profession du père. De quel droit, nous lecteurs, avons-nous le droit de dire ce qui est juste et ce qui ne l’est pas ? Néanmoins, une chose est certaine : Sorj Chalandon ne nous ménage pas. Ainsi, on comprend en quoi ce roman a pu être nécessaire pour tourner la page. Entre excès de violence et mensonges à foison, on comprend très rapidement que l’enfance d’Emile Choulan a été loin d’être tranquille. Mère et fils ont-ils vraiment cru aux anecdotes farfelues du père ? Comment se fait-il qu’il n’est pas été diagnostiqué plus tôt ? Comment se fait-il que le médecin de famille aie cru aux histoires racontées ? Ce sont certainement ces questions qui revenaient comme un leitmotiv qui m’ont permis de tant apprécier l’œuvre. Car, je dois bien l’avouer, à la lecture des premières pages, je me suis un peu ennuyée. Les multiples mensonges du père m’ont parfois donné l’impression de tourner en rond, tout me semblait si fouillis. Et puis, progressivement, je me suis apprivoisé le roman, j’ai mis de l’ordre dans ma lecture pour finalement reconnaître des qualités certaines à l’ouvrage.
On s’attache sans difficulté à notre protagoniste qu’on souhaiterait aider tant sa détresse est importante. Violenté, manipulé par son père, souffrant parfois du manque d’amour, il devient lui-même un manipulateur, capable d’entraîner ses camarades de classe dans des histoires invraisemblables. Malgré tout, il reste un enfant qu’on a envie de prendre sous son aile, de lui faire prendre conscience de la situation. Quant à sa mère, on la sent à la fois totalement impuissante et soumise face à cet homme tyrannique. Durant tout l’ouvrage, elle exprime à sa manière son amour à son fils, malgré la peur qui semble la tenailler. Bref, j’ai été totalement bouleversée par ces deux personnages centraux qui n’ont pas été épargnés.
Si quelques passages m’ont choquée par leur violence psychologique et physique, j’ai néanmoins apprécié cette écriture fluide et simple. L’auteur va droit au but et exprime ses idées sans fioritures et sans excès.
Un bel ouvrage à découvrir !

L’avis de Violette

Une interview de Sorj Chalandon à propos de Profession du père.

rentréelogo2015
Challenge 1% Rentrée littéraire chez Hérisson
8/6

Profession du père, 
Sorj Chalandon, 
Grasset, 2015

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Moi après mois – Janvier

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Se balader autour du lac d’Aiguebelette pour digérer tous les excès / Une journée sous la couette entre somnolences et télévision / Django unchained pour la millième fois / Visiter Annecy sous la pluie / Des souvenirs qui remontent à la surface / Quelques boutiques plus tard… / Courir dans les rayons d’un supermarché pour trouver de la pâte à tartiner / Une soirée crêpes improvisée / Parler voyage avec Chloé / Retrouver un ami autour d’un thé / Se balader dans Lyon / Se sentir seule après avoir été tant entourée / Prendre de bonnes résolutions et commencer le Top Body Challenge (ou pas) / Traîner chez moi / Quand tu reçois enfin ta Box / Blogguer un peu, beaucoup, passionnément / Des week-end qui se remplissent / Quand ce jour-là tu serais bien restée chez toi / Ce médecin qui vous donne la pêche / Se retrouver autour d’un tartare de daurade-saumon et de frites / Discuter de mes projets / Faire un peu (trop) les soldes / Prolonger une conversation par sms / Se sentir mélancolique / Plonger puis rebondir / Pleurer puis sourire / Des inquiétudes qu’on ne dit pas / Retrouver avec douceur ma Léa / Ces dimanches silencieux, sous les plaids / Quand mon train est toujours en retard / Des frissons en lisant Glacé / Souhaiter l’anniversaire de ma meilleure amie et se demander où sont passés nos moments de complicité / Un rendez-vous annulé / Des bouffées de stress au travail / Quand ta box ne fonctionne pas / Rattraper mon retard de lecture bloggesque / Le spectacle d’une conteuse qui m’amuse autant que les enfants dans la salle / Les sms échangés avec ma Camo / Travailler de la maison en regardant tomber les flocons / Sortir enfin ce bonnet acheté pour les grands jours de froid / Prendre une grande décision professionnelle après tant d’hésitation / Commander des bouquins pour préparer un concours de la fonction publique / Annoncer la nouvelle à droite à gauche / Le dernier Tarantino qui n’est pas à la hauteur de mes attentes / Découvrir un beau manteau blanc au réveil / Retrouver ma Simo, discuter, rire, se balader dans les rues de Lyon, faire les boutiques et se dire que tout n’est pas fini / Bonnet, manteau, sac VS chocolat chaud et café / Contenir sa colère / « Ton bonnet ressemble maintenant à un animal mort » / Un samedi soir en famille / Le texto de ma Chloé ❤ / Un dimanche tout en douceur / Trouver l’inspiration culinaire sur Pinterest / Ne pas reconnaître le travail fourni / Retourner sa veste et faire culpabiliser l’autre / Abandonner mon blog une énième fois ? / Désolée comme jamais / Rentrer à la maison épuisée / Se plonger dans une salle obscure un dimanche après-midi… Le meilleur moment de la semaine / Le goût des merveilles m’émeut profondément / Profiter des derniers moments à la maison / Rentrer tard et regarder Top chef d’un œil / Enchaîner les journées de réflexion professionnelle culturelle / Faire le plein d’essais et de livre scientifiques / Janvier, une soif culturelle inépuisable / Faire le plein de BD à la bibliothèque / Ce jour où j’achète mon premier livre jeunesse / Avoir besoin de vacances. Vraiment ! / Une soirée à Lyon / Prendre des photos sous des tag douteux et rire comme si on avait quinze ans / Dîner avec Marine et Simo ou comment embarquer dans une machine à remonter le temps / Programmer des week-ends aux quatre coins de la France / Hiberner un peu. Beaucoup / Bonjour février !

Sur une idée de Moka

L’indivision – Springer & Zidrou

L’histoire débute par une rupture. Ou plutôt une énième tentative de rupture. Car ce n’est pas la première fois que Virginie annonce à Martin que leur relation doit prendre fin. S’ils ont tout essayé, rien n’y fait. Ils s’aiment et ne peuvent pas envisager l’avenir l’un sans l’autre. Et s’ils se posent tant de questions quant à leur relation, c’est parce qu’ils s’aiment d’un amour interdit, d’un amour tabou : Virginie et Martin sont frères et sœurs.
Springer et Zidrou nous présentent alors des moments de vie entre les deux amants, mais également des instants familiaux : les anniversaires des neveux et nièces, les repas de famille, des questions quant à la maison familiale qu’il ne veut pas vendre. Mais aussi ces moments de passion, de désir entre deux être qui ne devraient pas s’aimer de cette façon…

Je crois que Zidrou a définitivement trouvé sa place sur mes étagères. Chaque nouvel album devient un coup de cœur, un incontournable, un bien à posséder sans plus attendre. Celui-ci en fait lui aussi parti.
Si les premières planches m’ont légèrement rebutée à cause du dessin, j’ai fini par l’apprécier, peut-être par ce que l’histoire a pris le dessus. Les traits sont un peu carrés, manquent parfois un peu de finesse et de détails que j’affectionnent particulièrement. Néanmoins, au milieu de ceux-ci, on retrouve également des dessins à l’aquarelle représentant des scènes d’amour qui m’ont particulièrement émue et qui m’ont démontré tout le talent de Springer.
Quand au sujet, même s’il peut mettre mal à l’aise et gêner je l’ai trouvé très bien traité. Les artistes ne prennent pas parti, ils nous présentent simplement des moments volés de leur relation ambiguë et mixte. Des moments de complicité que l’on a entre frères et sœurs, des disputes à propos d’un héritage, des repas de famille que l’on partage mais aussi des moments d’amour, d’attirance et de désir. Pourtant, ils abordent le thème sans vulgarité, sans tomber dans le cru, même si le lecteur prend parfois des allures de voyeur : les vignettes en gros plans nous font entrer dans des moments d’intimité que personne d’autre ne semble supposer, ou voir au sein de leur entourage.
En attendant, je tire mon chapeau au duo qui a su me surprendre et pour ce moment sublime et bouleversant !

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Chez Noukette

rentréelogo2015
Challenge 1% Rentrée littéraire chez Hérisson
7/6

L’indivision,
Springer et Zidrou,
Futuropolis, 2015

Glacé – Bernard Minier

« Dans une vallée encaissée des Pyrénées, au petit matin d’une journée glaciale de décembre, les ouvriers d’une centrale hydroélectrique découvrent le corps sans tête d’un cheval, accroché à la falaise.
Ce même jour une jeune psychologue prend son premier poste dans le centre psychiatrique de haute sécurité qui surplombe la vallée.
Le commandant Servaz, flic hypocondriaque et intuitif, se voit confier l’enquête la plus étrange de toute sa carrière. »

Après Une putain d’histoire, je ne pouvais pas m’arrêter sur ma lancée. Il faut dire que Bernard Minier avait placé la barre haut, très haute. Glacé suit également ce chemin (bien qu’il ait été écrit avant) : des personnages hauts en couleurs, un suspens incroyable et des rebondissements qui tiennent en haleine le lecteur… De quoi me faire enfin renouer avec la lecture.
Comme je l’évoquais dernièrement, j’ai traversé ces derniers temps une grosse, grosse phase de panne de lecture : je n’avais plus envie de lire, chaque nouveau livre entamé me tombait des mains. Bref. Bernard Minier m’a redonné le goût et l’envie de dévorer… Et c’est tant mieux !

J’ai déjà beaucoup aimé l’ambiance proposée par l’auteur ; l’action se déroule au cœur des Pyrénées dans un petit village dans lequel le temps semble s’être arrêté. Le tout, dans un fond glacial, ponctué de tempêtes et chutes de neige. A cela, s’ajoute des immersions récurrentes dans l’hôpital psychiatrique local au sein duquel les criminels les plus dangereux et les plus violents d’Europe séjournent. Bref, avec tout ça, le décor est planté et l’on sait que le thriller prendra des allures de cauchemars.

A cette ambiance glaciale, s’ajoute un suspens incroyable : à aucun moment, on ne peut soupçonner l’auteur des crimes commis dans la vallée de Saint-Martin. De rebondissements en rebondissements, de pistes en pistes, Bernard Minier mène son lectorat par le bout du nez. En ce sens, impossible de décrocher, difficile de s’ennuyer ! Et puis, il faut bien l’avouer, l’écriture facile d’accès et fluide permet vraiment une lecture sans prise de tête.

Enfin, j’ai vraiment aimé les personnages du roman, du commissaire en charge de l’enquête, aux patients de l’hôpital psychiatrique, aux personnages plus secondaires de l’ouvrage. La longueur du roman permet au lecteur de suivre leur évolution, de bien apprendre à les connaître pour ainsi les apprécier d’autant plus.

Alors clairement, Glacé n’est pas forcément le livre à parcourir avant d’aller se coucher (j’ai eu bien plus que des frissons certaines fois), mais il reste un très bon thriller à découvrir ! Et quelque chose me dit que Bernard Minier est réellement un auteur à suivre.

Vous croyez que mes crimes rendent vos mauvaises actions moins condamnables ? Vos petitesses et vos vices moins hideux ? Vous croyez qu’il y a les meurtriers, les violeurs, les criminels d’un côté et vous de l’autre ? C’est cela qu’il vous faut comprendre : il n’y a pas une membrane étanche qui empêcherait le mal de circuler. Il n’y a pas deux sortes d’humanité. Quand vous mentez à votre femme et à vos enfants, quand vous abandonnez votre vieille mère dans une maison de retraite pour être plus libre de vos mouvements, quand vous vous enrichissez sur le dos des autres, quand vous rechignez à verser une partie de votre salaire à ceux qui n’ont rien, quand vous faites souffrir par égoïsme ou par indifférence, vous vous rapprochez de ce que je suis. Au fond, vous êtes beaucoup plus proches de moi et des autres pensionnaires que vous ne le croyez. C’est une question de degré, pas une question de nature. Notre nature est commune : c’est celle de l’humanité toute entière.

Glacé, 
Bernard Minier, 
Pocket, 2012

Pas assez pour faire une femme – Jeanne Benameur

Nous sommes dans les années 70. Judith a 17 ans. Le bac en poche, elle quitte le domicile familial et retrouve sa liberté dans une petite chambre d’étudiante à Paris. Etudiante en lettres, elle tombe amoureuse d’Alain, un militant. Elle n’a pas été élevée dans un milieu politisé, mais très vite, elle se met à avoir des envies de liberté, de changement, de révolte.
Avec Alain, elle apprivoise également son corps, celui de l’autre. Elle apprend à s’accepter enfin. Elle grandit, devient une femme.
Elle prend de la distance avec son environnement familial difficile : un père tyrannique, une mère soumise et une sœur qui ne sait plus très bien où se placer.
Sa rencontre avec Alain bouleversera le cours de sa vie ; elle prendra de l’assurance, osera aller à l’encontre de son père.

Pour commencer cette nouvelle année, j’ai eu envie de m’envelopper dans les mots doux et délicats de Jeanne Benameur. Il y a des livres que vous lisez au bon moment. Dans ces moments-là, on le sait, on le sent. Celui-ci en fait partie.
Pas assez pour faire une femme m’a complètement bouleversée. D’une part, parce que j’ai beaucoup aimé cette histoire de combat et d’émancipation politique. Mais aussi ce combat féminin, voire féministe. En tournant les pages, je me suis parfois reconnue, j’ai parfois eu l’impression de revivre quelques bribes de ma vie lorsque j’étais à la fac. Parce que l’université, les rencontres qu’on y fait nous transforment, nous font grandir. Et puis, je crois que secrètement, j’ai envié Judith pour ce tournant dans sa vie, pour sa prise de position politique mais aussi pour son courage, son affirmation.
J’ai aimé suivre son chemin et son évolution sur ces quelques pages ; on apprend à connaître une jeune fille pudique, perdue et un peu secrète, puis l’évolution se fait sentir. Judith devient une femme qui s’assume, qui a réussi à s’éloigner de son univers familial pesant et difficile et à créer de vraies relations avec les siens.
Et puis, ces mots d’amour, ces moments d’amour m’ont beaucoup émue. La rencontre, les premières gênes, l’attachement, la confiance, les lectures que l’on partage, ces moments d’admiration, avoir l’impression d’être au centre du monde et que plus rien ne pourra nous arriver. Tout paraissait si juste que c’en était troublant.
Et puis bien sûr, et comme toujours, l’écriture de Jeanne Benameur m’a retournée : ces phrases courtes, hachées, ce manque de ponctuation permettent de créer un texte d’une douceur et d’une poésie incomparable. Ici, le texte va à l’essentiel. Et même si j’aurais aimé rester encore un peu dans ce cocon, Pas assez pour faire une femme restera un vrai coup de cœur !

Une entente sans mot. Je rêvais d’un amour puissant qui ne se verrait pas. Je ne sais pas pourquoi. Pas de gestes. Pas d’embrassades sous les porches. Juste la main parfois qui se pose sur celle de l’autre et ça dirait tout. Je rêvais. Fort.

Pas assez pour faire une femme,
Jeanne Benameur, 
Babel, 2015

Moi après Mois – Décembre


Source

Les premiers maux de l’hiver / L’agenda des paresseuses dans mon sac / Un manque de plus en plus grand / Prendre des décisions qui font mal, mais pour le bien de tous / Le cadeau de Noël qui tombe à pic / Ma première amie qui devient maman / Un restaurant gastronomique pour les 50 ans de mon papa / Une robe à paillettes pour l’occasion / Boucler les cadeaux de Noël en une petite après-midi / Un bonnet pour les jours de grand froid / Love actually pour bien se mettre dans l’ambiance de Noël / Un sapin de bleu et d’or vêtu / Lolo un dimanche après-midi / Tomber sous le charme de la plume de Jon Kalman Stefansson / Des pages qui se cornent pour de jolis mots / Après une rupture, faire le tri dans ses amis / Une journée sur la culture en Savoie et Haute-Savoie qui suscite quelques interrogations / Prendre des nouvelles d’une amie que je n’ai pas vu depuis un moment / Une journée à Voiron / Conduire en ville ou comment prendre quelques sueurs froides / Nous trois ou rien, le film feel good de la fin d’année / Rentrer dans la peau d’un programmateur de festival le temps d’une après-midi / Un agenda qui se remplit petit à petit /  Cuisiner des muffins dans ma grande cuisine / Avoir besoin, vraiment, d’aller courir ! / Un gratin de Crozet avec des Diots pour faire bien savoyarde / Bilan de fin de période d’essai / Quand Price Minister me propose de nouveaux partenariats / Les Beaux Etés, cette BD à glisser sous le sapin / Une future collaboration avec le festival du premier roman de Chambéry ? / Une première journée de vacances qui n’en est pas une / « T’es un peu petite pour être une adulte » / Il parait que la vérité sort de la bouche des enfants / Des toast, du champagne et un gâteau pour les 50 ans de mon papa / Des larmes qu’on ne peut empêcher de couler / Un dimanche sous la couette après une nuit agitée / Aller chercher ma copine Laure à la gare / Se retrouver autour d’un resto et de Demain / Avoir envie de repenser ses habitudes, son alimentation, sa consommation / Se balader dans Roanne quelques jours avant Noël et aimer cette fête plus que tout / Parler de lui, de la vie, de ses aléas, des évolutions / Parler photographie et blogging / Des envies de voyager de plus en plus fortes / Les traditionnelles roses des sables pour le 24 décembre / Se retrouver autour d’une grande tablée / Parler course d’orientation et bivouac / Ces envies de sports outdoor / Un pyjama trois pièces et une grosse écharpe ou comment ma vie devient cocooning / Une première fête loin de lui mais reprendre petit à petit sa vie en main / Un 25 décembre tous les quatre sous des plaids / « J’ai envie de faire des choses pour moi plutôt que de m’abrutir devant la télévision » ; voilà ce que sera ma devise de cette année / Travailler pendant ses vacances / M’offrir des pneus neige et me sentir vieillir / Faire des courses avec mon frère / Rire de tout, partager des moments de complicité / Des chaussettes à paillettes / Rentrer en Savoie le coffre bien plein / Une réunion de travail un 30 décembre / Reprendre contact avec de vieux amis / Retrouver les copines à la gare / Cuisiner ensemble de bonnes choses / Des serviettes dorées / Un nouvel an tout doux / Sous les jupes des filles pour rire un grand coup / Se souhaiter le meilleur pour la nouvelle année / Accueillir 2016 à bras ouverts.

Sur une idée de Moka

Hello new year


Source

Enterrons bien vite 2015 et espérons que 2016 soit un meilleur cru…

2015 aura été en tous points une drôle d’année… Un monde qui part dans tous les sens, une peur constante, des images atroces, bouleversantes.
Plus personnellement, 2015 aura marqué la fin de mes études, le retour chez mes parents, une période de chômage, une séparation douloureuse.
Mais ça a été aussi une année qui m’a permis de renouer avec beaucoup de choses : des amis d’une part, mais aussi mon goût pour la lecture et la reprise d’un blog plus ou moins littéraire.
2015, c’est aussi ma grande entrée dans la vie active et mon premier emploi dans la culture. Un nouveau déménagement, ma nouvelle vie en Savoie et le temps de faire enfin des choses pour moi.

Sur ce court bilan, je vous souhaite une bonne année à tous ! Vivez intensément, vivez de douces et belles choses, une année remplie de bonheur, d’audace.